Virginia Cassola

Virginia Cassola Experte Recherche
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Docteure

Hiscant-MA (Histoire et cultures de l'Antiquité et du Moyen Âge)

Sur internet

Vous avez participé à la réouverture du musée de l’Homme à Paris, quelles étaient vos missions dans ce projet ?

J’ai eu la chance d’exercer plusieurs missions qui m’ont permis d’avoir une vision globale, et du futur musée de l’Homme, et d’un projet de rénovation de cette envergure. J’ai ainsi participé à la conception muséographique (documentation, sélection d’objets, discussions avec des scientifiques) d’une section de la Galerie de l’Homme, rédigé des dossiers thématiques consultables au Centre de ressources Germaine Tillion, pensé des ateliers de médiation, et participé au développement du site internet du musée.

Experte en archéologie et muséologie, notamment en Arabie saoudite, quelle politique muséale mène actuellement ce pays ?

Dans les années 1970, dans le cadre de sa modernisation économique, administrative, urbaine et éducative, l’Arabie saoudite a ouvert ses premiers musées. Aujourd’hui, le royaume compte plus de soixante musées publics d’archéologie ou spécialisés (aviation, monnaie, médecine). Ces établissements sont actuellement rénovés et intégrés, avec d’autres en projet, dans le volet touristique du programme « Vision 2030 », qui prépare le nécessaire renouvellement de l’économie saoudienne causé par la diminution progressive des ressources pétrolières.

Où est-il possible de voir, dans le monde, des antiquités préislamiques ?

Dans la tradition musulmane, le terme « préislamique » qualifie la période qui précède, dans la péninsule Arabique, la révélation de l’islam au VIIe siècle de notre ère. Ainsi, lorsqu’il s’agit d’antiquités, le terme n’est associé qu’à celles provenant des pays de l’actuelle péninsule Arabique. Peu d’antiquités des actuels royaumes d’Arabie saoudite et Oman sont exposées hors des frontières de ces pays, contrairement aux antiquités du Yémen, visibles, par exemple, dans les musées de Paris, Londres ou Berlin.